full screen background image

« What We Call Love » à l’Irish Museum of Modern Art

Le Royal Hospital Kilmainham qui accueille aujourd’hui l’IMMA (Irish Museum of Modern Art), présente du 12/09 au 07/02 une exposition d’art surréaliste intitulée « What We Call Love », un mélange de fabulation d’artistes et de romantisme caché.

Cette exposition retrace l’évolution de l’Amour aux 20e et 21e siècles, vue par des artistes surréalistes. De Dali à Breton en passant par Ersnt, Picasso ou Warhol, les nombreux artistes présentés montrent chacun des visions différentes de l’Amour, ainsi que des supports variés pour l’exprimer. Les photos, tableaux, dessins, modules, films, ou encore recueils de poèmes apportent toutes sortes de nuances différentes pour approcher ce qu’est l’Amour.

Le surréalisme, mouvement littéraire et artistique né au début du 20e siècle, consiste à utiliser des procédés de création axés sur les forces psychiques (rêves, inconscient, automatismes) libérées du contrôle de la raison et échappant aux idées recues. Il offre donc ici la possibilité aux artistes d’explorer la dimension de l’Amour qui se cache en eux. Il permet par conséquent d’ouvrir complètement le sujet en réunissant dans l’exposition des œuvres très différentes, offrant des conceptions variés de l’Amour, certaines un peu déstabilisantes.

Yoko Ono et John Lennon Source : Catalogue IMMA

Yoko Ono et John Lennon
Source : Catalogue IMMA

L’Amour reste encore aujourd’hui un sentiment pur et assez mysterieux. De l’amour platonique à l’amour passionnel, chacun possède sa propre définition, parfois inconnue de soi-même, cachée dans son être. Mais que peut-on connaître de l’Amour ? C’est ce que cette exposition essaie de cerner en se posant la question de ce que nous, les hommes, appelons l’Amour aujourd’hui.

Bien que chacun ait une vision de l’Amour qui lui est propre, certaines œuvres ont des approches assez similaires de ce que l’on peut penser sur se sujet. Elles se révèlent souvent très intéressantes et même enivrantes de par leur beauté et leur profondeur. D’autres demanderaient davantage d’explications pour essayer de comprendre la vision de l’artiste, lorsque celle-ce s’éloigne trop des conventions naturelles établies par la société contemporaine. Ces œuvres inspirent donc un sentiment plus contrasté ; elles se provoquent même parfois un sentiment de malaise et dérangent par leur radicalité. Cependant, l’ensemble est assez intéressant à observer en détail pour explorer de nouvelles versions de ce qu’est l’Amour.IMG_0244

Enfin, il est aussi à noter que l’exposition comporte beaucoup d’œuvres en francais, en raison de l’origine du mouvement surréaliste. On peut même s’interroger sur la pertinence de sa présentation à Dublin dans la mesure où un grand nombre d’oeuvres sont non traduites, donc difficilement compréhensibles par un public non-francophone. Beaucoup d’œuvres proviennent de fait du centre George Pompidou de Paris, partenaire de l’exposition.

Si vous n’êtes pas encore allé voir cette exposition, il vous reste quatre mois pour vous y rendre. J’ai l’ai trouvée assez intéressante et vous la conseille si vous avez un temps libre durant le week-end.

Paul N.




Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *