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V comme voyage

“Voyager pour vivre, vivre pour voyager.” (E. Schonfeld)

Signpost in the Stirling Point, Bluff, New Zealand. Most southern mainland point of New Zealand

 

Tout voyage a un terme attendu, désiré, pafois atteint mais souvent inaccessible. Ce qui importe, lors d’un voyage, c’est le sentiment de liberté qu’il fait naître chez le voyageur. Le goût du voyage est un goût pour la liberté qui pousse le voyageur à renouveler son expérience. Les voyageurs souhaitent ainsi gagner plus de liberté. Ils veulent toujours repousser plus loin les frontières des pays et découvir un espace toujours plus grand. Un monde sans frontières serait leur idéal.

Chacun souhaite découvrir de nouveaux horizons. Partir permet de se délivrer du quotidien, souvent monotone et prévisible pour quelques moments d’imprévu. C’est en voyageant loin de chez soi que le voyageur peut sortir de ses ornières, ouvre son esprit, voit émerger en lui un sentiment d’acceptation. Durant sa vie, le philosophe français René Descartes (17e siècle) a parcouru l’Europe : il recherchait une certaine indépendance d’esprit, une liberté de pensée, une réflexion tournée vers les autres.

Le phénomène du voyage en solitaire est intéressant à étudier dans cette perspective. Ce phénomène n’est pas seulement une mode ; il résulte d’une lassitude causée par la répétition d’activités devenues mécaniques. Ces voyageurs extrêmes veulent bouleverser leur vie en partant de longues durées, seuls, dans des contrées lointaines, ou personne ne peut les enchaîner. Face à la nature, ils testent leurs vraies limites.

A la différence du simple voyage de repos, sous les tropiques par exemple, le voyage en solitaire apporte un vrai chamboulement dans leur vie souvent urbaine et sédentaire. Grâce au voyage, l’homme peut se redécouvrir, faire émerger un sentiment de renaissance. Remarquons qu’une fois une personne a vécu ce mode de vie de grande liberté au sein de la nature sans interférences humaines, elle n’est plus tout à fait la même.

Le risque n’est-il pas de n’être plus capable de revenir, de rentrer chez soi ? Descartes déclara que  “lorsqu’on emploie trop de temps à voyager, on devient enfin étranger en son pays.” Mais est-ce un problème, ou n’est-ce pas plutôt le désir d’appartenance à un seul lieu qui nous limite ? Les grands voyageurs affirment souvent leur désir de ne pas appartenir à un pays précis mais au monde entier.

Les livres sur des récits de voyage eux aussi sont de plus en plus lus puisqu’ils sont une source d’échappatoire sans pour autant nous emmener à travers le globe. Sylvain Tesson est l’un de ces auteurs qui nous invitent à voyager en restant dans notre salon, ou encore Eliott Schonfeld, jeune “aventurier” auteur du récit Nomade.

A l’inverse, l’hostilité au voyage est fréquente. Pour certains cela vient de leurs préjugés contre ce qu’ils voient comme une vie de bohème égoïste et irresponsable ; pour d’autres, l’important est de préparer l’avenir par le travail, la famille. Et vous, êtes-vous plutôt nomade ou sédentaire ? Pour quelles raisons ?

Anna F., Termainale




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