full screen background image

The Guest – Adam Wingard

Le film s’ouvre sur l’image d’une femme anéantie par le décès de son fils, vraisemblablement tombé au combat, quand un inconnu sonne à la porte, se présentant comme un ancien ami du soldat défunt venu pour exprimer ses condoléances à la famille, laquelle ne tarde pas à offrir l’hospitalité à cet inconnu (David) qui semble quelque peu désœuvré et peu enclin à repartir immédiatement. Le vétéran fait ainsi plus ample connaissance avec le reste de la famille: Anna, une jeune fille goth d’une vingtaine d’années, et Luke, un gamin de quatorze ans visiblement mal dans sa peau. La famille se montre d’abord sceptique vis à vis de ce parfait inconnu qui émerge dans leur vie et tente de s’y installer, mais les suspicions se transforment rapidement face à ce soldat serviable qui entreprend de les aider de nombreuses façons. En effet, David prête une oreille attentive à la mère durant ses sombres heures, discute jovialement avec le père autour de quelques bières, corrige impétueusement les camarades de Luke l’ayant maltraité, et devient le héros d’une fête d’Anna, en apportant 2 gallons d’alcool.

L’invité parfait ? TROP Parfait peut-être: lorsque la caméra se tourne vers notre beau blond aux yeux saphir, seul dans sa chambre, le spectateur est témoin d’un changement dans son regard lequel se fait plus profond, ténébreux, énigmatique…

Quelque chose cloche, il y a un élément obscur dans cette histoire… C’est la sensation que nous fait ressentir Adam Wingard pendant tout le film. Une tension est perceptible à tous les instants et on se pose des questions sur ce bel éphèbe qui semble de prime abord avoir toutes les qualités. Et effectivement, en contactant les services militaires, Anna ne se doute pas que sa simple question, sur l’identité véritable de cet homme, déclenche une incroyable chasse à l’homme. En effet, l’armée s’organise pour éliminer rapidement « ce sujet hautement dangereux », ce qui ne manque pas de transformer notre héros jusqu’alors suave quidam en aveugle machine à tuer.

Comme d’habitude, quand je vais voir un film je me renseigne peu avant, afin d’apprécier le film tel qu’il est. J’ai donc fait l’impasse sur l’identité du réalisateur, bien connu dans le monde de l’horreur et du thriller (« You’re Next », « V/H/S », « A Horrible Way To Die »). The Guest ne s’inscrit pas dans le film d’horreur, ce serait excessif, ici je préfère parler de Thriller Psychologique, qui est diablement efficace : Il n’offre pas une seconde de répit au spectateur, durant la quasi totalité du film, le stress va crescendo… et n’atteint son paroxysme qu’à la dernière seconde du film, avant que le rideau ne s’abatte tel un couperet sur nos nerfs à vif.

L’ensemble est bien structuré (ce qui est rare pour un film de ce genre) et le suspense est alimenté par une lente montée du stress presque douloureuse plutôt que par une attente lancinante avant l’action. Le scénario, plutôt simple, n’en est pas moins efficace, même si la révélation de l’identité véritable de David est légèrement trop surréaliste pour être totalement prise au sérieux… Cela dit, l’ensemble paraît crédible si l’on considère David comme un nouveau Terminator, en remplaçant Arnold par Tom Cruise (Ou plutôt Dan Stevens). Le jeu d’acteur est excellent, notamment pour le personnage principal, parvenant a conserver une ambiguïté tout le long du film… le scénario est accompagné d’une bande son contenant de long moments muets, contribuant à la montée de stress.

The Guest, un angoissant thriller, qui fait preuve d’assez d’intelligence pour bien resserrer son étau sombre sur le spectateur… Un régal pour les fans du genre.

N’EST PAS RECOMMANDE A TOUS LES AGES

Note de l’auteur: 7/10

Sortie FR: 2015

Trailer VO:




Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *