full screen background image

Ecrire (p)ou(r) vivre

  L’écriture… Quoi de plus beau qu’un art ancien, toujours présent et même indispensable dans un monde qui devient de plus en plus numérisé. Au sens littéral, l’écriture consiste seulement à coucher des mots sur une feuille. On enchaîne des séries de formes qu’on appelle lettres, ces lettres ont pour nous une signification commune qui leur permettent d’être comprises par une société. L’enchaînement de ces lettres permettent de créer des mots, ces mots ont un sens plus au moins profond en chacun de nous. Certains mots sont beaux, d’autres sont étranges, d’autres encore font rire. Cependant une chose est sûre, ces mots ont une force particulière, et ils ne s’arrêtent pas seulement à des enchaînements de formes quelconques auquelles on donnerait un sens. Le poète choisit ses mots pour essayer d’atteindre une certaine profondeur de sens. L’homme politique choisit des termes justes, précis et clairs lorsqu’il rédige son discours pour être compris. L’écolier apprend à écrire et écrit pour apprendre, il est éduqué dès son plus jeune âge à assimiler le ou les sens des écrits qui ont été établis depuis des temps qui lui paraissent très anciens. Plus généralement, l’écriture est un jeu de compréhension entre les individus, un jeu d’information, de règles établies mais c’est aussi un outil de transmission indispensable aux hommes.

Que serait le monde d’aujourd’hui si l’écriture n’existait pas ? Il ne serait sûrement pas le même que le nôtre actuellement car l’art des mots a permis de compléter un autre art qui est celui du langage, indispensable lui aussi, mais incomplet. En effet, le langage, ou l’art de la locution, a un côté éphémère, immédiat qui lui confère une force de persuation très forte mais un pouvoir de transmission limité à travers les temps. L’écriture donc, qui a été initialement inventée pour le commerce, a servi pour tant d’autres choses jusqu’à maintenant, qu’il est difficile d’en faire une liste. Cela a par exemple permis de conserver notre histoire, à nous, les hommes, ce qui a permis d’expliquer aux humains nés plus tard ce qu’il était, et pourquoi il était. En fait, l’écriture sert aux hommes à apprendre car même dans notre société contemporaine où les médias télévisés et les ordinateurs prennent une place importante, les seuls vrais endroits où on peut apprendre sont les livres malgré tout.

Sources: Internet

Sources: Internet

 

L’écriture, au même titre que l’art en général peut être autant faite pour être partagée qu’être produite pour soi exclusivement. Pour moi, elle détient à la fois la force d’être une confidente mais aussi un moyen d’expression pour faire passer un message que l’on ne pourrait pas formuler avec la simple parole. C’est à mon avis, une aide intérieure au quotidien qui permet à une personne troublée de se sentir mieux. En réalité, le fait d’écrire ce qui nous fait nous sentir mal, nous fait nous sentir mieux car on met des mots sur ce mal être, il nous permet de formuler une idée, un peu plus concrète de ce qu’on ressent et donc de nuancer un peu ce trouble de notre esprit qui provient souvent d’une incompréhension et d’une chose peu claire dans notre tête. C’est comme cela que je vois l’écriture, un psychologue intérieure capable de tout, comme par exemple de découvrir l’être que nous sommes à défaut du paraître qu’on peut dégager aux autres et parfois, à nous-mêmes.

De plus, elle ne se limite pas non plus qu’a cela, l’écriture peut avoir de nombreuses dimensions. Truman Capote écrivait : « To me, the greatest pleasure of writing is not what it’s about, but the music the words make. ». Ce peut être cela aussi, le plaisir de l’art pour l’art, de la beauté des mots qui nous fait ressentir un bien être et une sensibilité à la beauté accrue. Hugo lui ne pouvait jamais vivre un jour sans écrire, c’était même pour lui tellement important qu’il n’arrivait pas à s’en passer. Comme une échappatoire à la vie de tous les jours, une prise de recul considérable sur le monde.

Source: Internet

Source: Internet

En revanche, je pense qu’il est aussi important de ne pas s’enfermer dans les mots. En effet, à vouloir toujours mettre des mots sur nos actes, il est possible aussi de s’oublier et de n’accomplir sa vie quotidienne que dans le but ensuite, de la mettre par écrit. Vivre avant de vouloir écrire sa vie est important pour son équilibre personnel. Au même titre que l’art pour l’art, il existe aussi la notion de vivre pour vivre.

Enfin, pour terminer cet article sur un sujet qui me tient plus qu’a cœur, je citerai une dernière phrase célèbre de Paul Claudel pour rendre hommage aux grands écrivains de l’histoire de l’humanité qui m’inspirent au quotidien : « Les grands écrivains n’ont jamais été faits pour subir la loi des grammairiens, mais pour imposer la leur. »




Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *