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D comme doute

Le doute, qui correspond à une incertitude ou une hésitation, peut se révéler être la conséquence de l’ignorance. Lorsque, par exemple, je fais un exercice de mathématiques mais que malheureusement il me manque des formules pour le réaliser, j’ai alors le choix entre ne pas terminer l’exercice ou essayer de chercher sur internet les formules qui pourraient m’intéresser pour résoudre mon problème. La situation dans laquelle je me trouve prête à douter sur la façon dont je vais réussir à finir mes mathématiques. Face à une connaissance limitée, j’hésite, je doute car je n’ai pas assez de savoir pour répondre et la décision que je vais prendre engendrera des conséquences différentes.

Cependant, le doute est aussi présent dans d’autres situations, comme lorsque nous faisons face à une critique. Une personne qui a reçu une critique sur sa coiffure peut se remettre en question et commencer à douter de la réussite de celle-ci si la personne se laisse influencer facilement.

En outre, il est possible de douter de quelqu’un ou de quelque chose, mais peut-on douter de tout ? Le doute est-il illimité ? En effet, il nous est impossible de passer tout notre temps à douter puisque nous devons également agir. Douter en permanence n’est pas compatible avec la vie quotidienne où il est indispensable d’agir sans hésitation. De plus, le temps que nous passons à douter est du temps de perdu pour agir ou penser à autre chose. De ce fait nous sommes dans l’incapacité d’attendre indéfiniment pour prendre une décision, la société dans laquelle nous vivons aujourd’hui ne nous permet pas un tel luxe, il nous faut continuer de vivre et d’agir temps que notre jugement est hésitant.

Descartes à conscience de cette impossibilité de douter constamment dans la vie courante, sachant que le doute à pour but d’aboutir à une connaissance vraie. Il émet alors une méthode afin de dépasser le doute. Cette dernière consiste en l’établissement de règles qui devraient imposer la vérité et effacer le doute. Le première est la règle de l’évidence, c’est le critère indéniable de la vérité : elle est fondée sur la clarté et la précision de l’idée. Il faut néanmoins se méfier de certaines contraintes qui sont susceptibles d’altérer l’évidence, comme les idées préconçues (qui peuvent fausser un jugement à cause de préjugés) ou bien la précipitation. La règle suivante est celle de l’analyse, elle repose sur la décomposition d’un tout pour passer outre un obstacle, un travers. La règle de la synthèse est la troisième. Celle-ci consiste à procéder par déduction afin de partir du plus simple pour aller vers le plus complexe. Et enfin la règle du dénombrement qui comprend de reprendre rapidement toutes les idées dans le but de vérifier si l’on a rien oublié et de s’assurer de la vérité du raisonnement. Cette action peut être assimilée à une intuition dans certains cas. Cette méthode des règles, laisse penser à Descartes qu’il a à présent une démarche qui lui permet une protection face à la fausseté et à l’erreur. 

Lucie M., Terminale




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