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Albert Camus

Nous fêtons cette année le centenaire de la naissance de l’écrivain français Albert Camus, et voici à cette occasion un article retraçant son parcours.

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Né en 1913 et mort en 1960, Albert Camus fut un des écrivains français les plus connus des années 40, mais également un personnage complexe qui suscita des polémiques, notamment quant à son opinion sur la guerre d’Algérie.
Il naît à Alger et y vit jusqu’en 1940. Malgré une enfance plutôt pauvre, il continue ses études grâce aux bourses et se passionne très vite pour la littérature. Une fois diplômé, il rentre en tant que journaliste à l’Alger Républicain, dans lequel il prend parti contre l’oppression coloniale. En effet, il considère que la tutelle française maintient les musulmans dans la misère. Mais le journal est interdit de publication, et Camus s’engage dans une troupe de théâtre qui travaille pour Radio Alger, avant de devenir secrétaire général de la Maison de la Culture.
De 1935 à 1937, il adhère au parti communiste, et milite pour la libre expression des musulmans en Algérie et la libération des peuples colonisés. Il rencontre Jean-Paul Sartre en 1944, et leur amitié se maintient jusque dans les années 50, lorsqu’on découvre le côté négatif du communisme (les goulags), et que Camus renonce à toute idéologie totalitaire. Il écrit à ce sujet L’Homme Révolté, dans lequel il dit : « tout révolutionnaire finit en oppresseur ou en hérétique. »
En 1940, il part pour Paris car il a trouvé un emploi au journal « France Soir ». Cependant, il est rapidement licencié. Pendant la Seconde Guerre Mondiale, il est résistant et milite dans le journal « Combats ». A partir de 1945, il mène une enquête en Algérie sur les massacres de musulmans. Cependant, lorsque la guerre éclate en 1954, il fait un appel à la trêve civile et refuse de soutenir l’indépendance de l’Algérie, même si il veut aider les musulmans. Il dira à cette occasion : « J’aime l’Algérie, mais j’aime encore plus ma mère. » Ces paroles lui sont reprochées, et il ne s’exprimera plus sur ce sujet.
Quant à ses œuvres, Camus publie notamment L’Etranger en 1942, Le Mythe de Sisyphe en 1943, Le Malentendu en 1944, La Peste en 1947, Les Justes en 1949, L’Homme Révolté en 1951, L’Eté en 1954, La Chute en 1956 et Réflexions sur la Peine Capitale en 1957. Ce sont des œuvres qui mettent en scène la philosophie de l’absurde (qui pense que notre vie n’a pas de sens), car Camus est un philosophe et ses œuvres sont un moyen de l’exprimer. Il recevra le Prix Nobel de littérature, et prononcera à cette occasion le Discours de Suède en 1958, dans lequel il dit que l’écrivain n’a que deux buts : la liberté et la vérité.
Enfin, sachez qu’à l’occasion de ce centenaire se trouve en ce moment une exposition sur Camus dans le hall du lycée, et qu’il est également possible de télécharger une application gratuite sur sa vie et ses œuvres réalisée par l’Institut Français !

Pauline




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